Les Gérards du cinéma
mai 15th, 2009
A de rares exceptions près (Gaspar Noé, Jan Kounen, les trublions du Groland Gustave Kervern et Benoît Delépine, l’ancien Jeunet, Jacques Audiard sur le fil), j’ai depuis longtemps perdu tout espoir dans la capacité du cinéma français à créer de nouvelles formes, à explorer de nouveaux genres et à s’affranchir des codes et des clichés qui le plombent qu’ils s’agissent de drames intimistes à portée sociale ou de comédies grasses à la mécanique pourtant rouillée.
C’est bien simple, à l’exception des cinéastes mentionnés ci-dessus, à chaque fois que je vois un film français récent, j’ai l’impression qu’il s’agit du même film. L’histoire change un peu, les comédiens aussi et le décor parfois mais subsiste l’impression tenace qu’ils reposent sur un fond commun qui les deconnecte du monde et de la vie. Peut être suis- je totalement allergique à l’exception culturelle française en matière cinématographique et si tel est le cas, je l’assume parfaitement. Le cinéma français ne me parle pas et je le trouve rarement intéressant dans une perspective critique et historique de l’art. Par conséquent, je vais de plus en plus rarement voir des films français au cinéma ce qui m’empêche de critiquer la production hexagonale comme je le devrais.
Heureusement, les Gérards sont là.








