Heavy Rain
Posté par Stan dans Stan joue aux jeux vidéo le 6 mars 2010

Sur de nombreux points, les débuts du jeu vidéo correspondent à ceux du cinéma. Comme ce dernier, le jeu vidéo fut d’abord considéré comme une curiosité montrée dans les foires avec la joie simple d’une prouesse technique comme seul horizon esthétique.
Ensuite, les trajectoires des deux médias divergent singulièrement. Dès le début du XXe siècle, des artistes comme D.W Griffith, Georges Méliès ou un peu plus tard Murnau amènent le cinéma au-delà de la dimension technique pour en faire une forme d’expression artistique à part entière.
En ce qui concerne le jeu vidéo, les choses sont un peu plus compliquées. Car des années 1980 jusqu’en 2010 -même s’il dispose d’outils de plus en plus sophistiqués- le genre parvient difficilement à se concentrer sur autre chose que la technique, qu’il s’agisse de la qualité de rendu graphique ou des mécanismes de jeu. Dès les années 1990, la grammaire vidéoludique de nombreux genres est posée : FPS (jeu de tir à la 1ère personne), RTS (stratégie en temps réel), RPG (jeux de rôle) mais la question du sens de l’expérience reste en suspens et le jeu vidéo s’enferme lui-même dans une conception très étroite de ce qu’il doit être.
Mais cette période touche désormais à sa fin, des créateurs de jeu vidéo commencent à remettre en cause les codes en vigueur depuis 20 ans avec des jeux comme « Flower » ou « The Path ». Les joueurs des années 80 ont grandi et attendent autre chose que d’incarner pour la énième fois le space marine qui sauvera la princesse des aliens zombies.
Une théorie en vogue dans l’industrie affirme que le jeu vidéo attend son « Citizen Kane» , le jeu qui permettra en fin à l’industrie toute entière d’affirmer sa légitimité artistique et de dépasser le cadre étroit dans lequel le jeu vidéo s’est enfermé.
Shutter Island
Posté par Stan dans Stan regarde des films le 1 mars 2010

Martin Scorsese, voilà un cinéaste majeur dont l’œuvre elle-même et l’évolution de sa perception sont également passionnantes. Tout le monde ou presque a vu les grands classiques des différentes périodes de sa carrière : Mean Streets, Taxi Driver et Raging Bull pour la première, les Affranchis, Casino et à la rigueur le temps de l’innocence pour la seconde. Il existe un consensus sur le fait que les films précités sont des classiques. Nombres de leurs scènes sont devenues cultes, l’adjectif n’est pas galvaudé pour une fois, et nombres de leurs personnages sont devenus des archétypes.
Bioshock 2
Posté par Stan dans Stan joue aux jeux vidéo le 28 février 2010

Du point de vue économique, Bioshock 2 était inéluctable. Compte tenu du succès aussi bien public que critique du premier épisode, blockbuster surprise de 2007, il était impensable que Bioshock développé par le studio Irrational Games, ne fasse pas l’objet d’une suite. Le grand public raffole des suites des œuvres à succès, c’est une loi bien connue de l’industrie du divertissement et le jeu vidéo ne fait pas exception. Pour l’éditeur 2K, la mise en chantier de Bioshock 2 donc était donc, comme disent les anglo-saxons, un « no-brainer« , une question qui ne se pose même pas.
Du point de vue artistique et critique, en revanche, la question se justifiait. Car Bioshock premier du nom était un jeu brillant mais qui se suffisait totalement et prenait soin de boucler toutes les boucles en allant même jusqu’à tenir un méta-discours critique sur son statut de jeu de tir à la première personne (FPS).
Comment faire mieux que Bioshock et surtout comment justifier cette suite autrement que par une simple évidence économique ?
XVIIème Festival du film fantastique de Gérardmer
Posté par Stan dans Stan regarde des films le 1 février 2010

Cela fait déjà 17 ans que le Festival de Gérardmer a repris le flambeau de feu le Festival d’Avoriaz.
Le choix de la petite station vosgienne pouvait être surprenant au départ mais une seule visite suffit à comprendre l’évidente filiation : présence fantomatique de la neige en ce mois de janvier, spectre de l’immense lac gelé bordant la ville et volutes de brouillard s’enroulant autour des pins qui hérissent les montagnes encerclant la station. En posant une caméra au bon endroit, on pourrait recréer le décor de Shining ou de Twin Peaks. Avec Gérardmer, le fantastique et l’horreur ont trouvé un écrin à leur mesure. Habitant à moins de 100 km de la ville, j’ai profité de ma présence en ces rudes contrées lorraines pour jeter un œil à cette 17ème édition sous la présidence de John Mac Tiernan (Predator, Die Hard 1 & 3).
Avatar
Posté par Stan dans Stan regarde des films le 19 décembre 2009
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Douze ans après le succès intergalactique de Titanic, James Cameron est de retour avec Avatar, auto proclamé meilleur film de l’année si ce n’est du millénaire par le marketing et quelques critiques exaltés. Cameron lui-même avait placé la barre très haut en affirmant haut et fort qu’Avatar allait constituer une révolution cinématographique à lui tout seul et faire entrer le cinéma dans un nouvel âge, celui de la 3D. Forcément, le reste d’Hollywood attend avec impatience les résultats de l’expérience pour savoir si ça vaut le coup ou non de s’engouffrer dans la coûteuse brèche de la 3D tandis que le grand public se presse pour découvrir la révolution annoncée en oubliant que le procédé actuel existe en réalité depuis les années 50. Et le film dans tout ça ? Que vaut vraiment Avatar une fois que l’on enlève toute la couche de baratin et de promesse et qu’on le considère comme ce qu’il reste avant tout c’est-à-dire un film ?
Les films de 2009 + retour sur les années 2000: l’image vulgarisée
Posté par Stan dans Stan regarde des films le 18 décembre 2009

L’année 2009 touche à sa fin et le temps est venu de faire le bilan d’une année cinématographique riche d’excellentes surprises. Je sais ce que l’exercice peut avoir de vain et d’incomplet.
Je suis loin d’avoir vu tous les films sortis cette année ne serait-ce qu’en France et qui peut prétendre faire le tri entre les navets, les bons films et les chefs d’œuvre avec à peine un an de recul?
Assassin’s Creed 2
Posté par Stan dans Stan joue aux jeux vidéo le 11 décembre 2009

Découvrez la chronique d’Assassin’s Creed 2 sur Bakchich ou directement ci-dessous Lire la suite »
Le Labyrinthe de Pan
Posté par Stan dans Stan regarde des films le 26 novembre 2009

La filmographie du réalisateur mexicain Guillermo del Toro se compose de deux types d’œuvres : les gros films de studio inspirés par des comics (Blade 2, Hellboy 1 et 2 et prochainement le Hobbit sous la houlette de Peter Jackson) et des films fantastiques beaucoup plus personnels appartenant à ce qu’on pourrait appeler « l’œuvre espagnole ». Ces films, qu’ils s’agissent de « l’Echine du Diable » ou du « Labyrinthe de Pan » ont en commun de se dérouler pendant la guerre civile espagnole, d’avoir leur action située dans un quasi huis-clos dans un lieu coupé du reste du monde (un monastère-orphelinat pour l’Echine du Diable et un chalet-QG militaire pour le Labyrinthe de Pan), d’avoir l’ombre de la mort planant en permanence au dessus d’eux (la bombe et la guerre civile) et surtout de confronter des enfants innocents aux forces du mal incarnées par les adultes.
